Les gouvernements et les libertés individuelles de l’internaute

Les gouvernements et les libertés individuelles de l’internaute

Voilà le copier-coller d’un commentaire que j’avais laissé sur le site du podcast bloguelinux.ca et qui avait généré pas mal de réaction :

« … Enfin, je tenais à mettre en lumière un fait qui me chagrine (rassurez-vous, rien de bien grave). Il me semble avoir entendu Patrick, et c’est assez courant sur internet, dans les podcasts et les médias classiques en général, dire une ou deux fois quelque chose de ce genre : « De toute façon la NSA peut bien m’espionner, je n’ai rien à cacher ! »

Et bien permettez-moi de vous expliquer à quel point vous avez tort. Que nous vivions au Québec, en France, en Belgique, ou en Suisse, nous vivons dans des démocraties et donc des états de droit.

Et Patrick, comme beaucoup d’autres inversent le problème. Dans un régime démocratique, c’est parce que nous n’avons rien à cacher, que les autorités N’ONT PAS À NOUS SURVEILLER.

La surveillance et la suspicion dans un régime de droit doivent s’appliquer en cas de soupçons fondés et ne doivent en aucun cas devenir une règle générale (cf. la présomption d’innocence : un citoyen de base est sauf preuve du contraire quelqu’un d’honnête).

Et c’est dommage de voir beaucoup de personnes, y compris dans le monde des logiciels libres, oublier cette règle qui différencie clairement les démocraties des sociétés totalitaires, qui, elles, surveillent systématiquement tout le monde en pensant que chaque citoyen est un délinquant en puissance. »

Une réaction au sujet de « Les gouvernements et les libertés individuelles de l’internaute »

  1. Bonjour,

    de mon point de vue, vous faites plusieurs confusions :

    – un régime totalitariste ne se définit pas par la surveillance étatique du peuple (mais par le principe de parti unique et surtout la confiscation de la totalité des activités de la société). La surveillance généralisé n’est qu’un moyen, un outil du totalitarisme

    – la surveillance généralisée n’est pas contre la présomption d’innocence individuelle. La suspicion vient d’éléments faisant faisceaux d’indices, voir de preuves. Pour prendre une analogie, un contrôle d’alcoolémie systématique à la sortie d’une boite de nuit n’est pas une infraction à la présomption d’innocence de chaque fêtard mais un moyen d’avoir, s’il y en a, les coupables dans cette population. Ce contrôle ayant été mis en place à la sortie de cette boite de nuit car statistiquement les force de l’ordre savent qu’il y en a, c’est le faisceaux de preuve (accidents, rixes, …).

    Il n’en reste pas moins que le débat existe :
    – est-ce qu’une surveillance va nous apporter plus de sécurité ? Les réponse sur son efficacité et sur les risques de dérives doivent être établies.
    – est-ce que que cette sécurité va nous apporter plus de liberté que nous ne la payerions ? Car, il ne faut pas oublier que la sécurité c’est être libre de vivre. Et là je crois que c’est à chacun de se faire sa réponse.

    Bonne journée

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